6 juin - 19h - Féminisme en 68 - Saint-Saulge

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« Du réel, du vivant, voilà ce qu’était le début du MLF. C’est pour cela qu’il est si difficile d’en faire l’histoire. Il faudrait être poète plus qu’universitaire, féminologue plus que féministe pour dire la fécondité de la naissance et des années premières, l’éclatement et la libération de la vie ».

 Alicia Dujovne Ortiz est romancière, biographe mais aussi journaliste, poète, critique littéraire et critique d’art. Cette richesse fait d’elle une interlocutrice privilégiée. Elle adore les fortes personnalités et Antoinette Fouque figure parmi une galerie de portraits aussi différents, voire opposés, que Mireille, la prostituée des bordels fréquentés par Toulouse-Lautrec qui échoue ensuite à Buenos Aires, « Sainte » Thérèse d’Avila, contrainte de cacher ses origines juives, Dora Maar, peintre surréaliste aux prises avec Picasso ou encore Anita la Brésilienne luttant aux côtés de Garibaldi, sans oublier Milagro Sala, aujourd’hui prisonnière politique et bien sûr Eva Péron, figure emblématique dont sa biographie a été un succès mondial.